Médiation par l’animal / Zoothérapie

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La zoothérapie ou médiation par l’animal : définition

Le mot « zoothérapie » provient du mot grec « zoo », qui signifie « animal » et de « thérapeia » qui signifie « soin, cure ».

La zoothérapie est un terme générique qui fait référence à toutes sortes d’interventions destinées à l’homme et faite avec l’aide d’un animal. Elle se définit comme une méthode d’intervention basée sur la relation particulière que l’homme a développée avec l’animal. Son objectif est d’améliorer la santé mentale ou physique et la qualité de vie d’une personne. Sa visée peut être thérapeutique, préventive ou pédagogique. Quoiqu’il en soit, il s’agit d’amener l’animal dans l’environnement de la personne pour servir de médiateur relationnel afin d’atteindre l’objectif thérapeutique défini.

C’est une méthode d’intervention utilisée comme complémentaire aux thérapies conventionnelles. Ce n’est pas une médecine.

« Un animal familier est un îlot de bon sens dans ce qui semble être un monde insensé. Dans la relation d’une personne avec son animal, l’amitié conserve ses valeurs traditionnelles. Qu’il s’agisse d’un chien, d’un chat, d’un oiseau, d’une tortue, ou de toute autre espèce, nous pouvons compter sur le fait que notre animal sera toujours un ami fidèle, intime, non compétitif, sans se soucier du bon ou du mauvais sort que la vie nous réserve. »

Dr. Boris Levinson

Historique de la zoothérapie

Le premier exemple d’une utilisation significative et volontaire de l’animal au profit de la santé psychique ou physique de l’homme remonte au IXème siècle, dans la ville de Gheel en Belgique. Il s’agissait alors de confier la garde d’oiseaux à certains malades pendant leur convalescence.

En 1872, en Grande Bretagne, William Tuke créait une institution pour malades mentaux : York Retreat. La politique thérapeutique de cette institution était nouvelle : plutôt que d’enfermer et de droguer les patients, on leur enseigne l’art et la manière de prendre soin de petits animaux. Une expérience similaire est réalisée en 1867 en Allemagne, dans la ville de Biefield, dans une institution pour épileptiques. On y soignait les patients grâce au contact d’oiseaux, chats, chiens, chevaux en plus d’animaux de ferme et sauvages.

La première utilisation thérapeutique de l’animal aux Etats-Unis remonte à 1919, à l’hôpital Saint-Elisabeth de la ville de Washington. A cette date, son directeur, le DR D.A.White, reçut une lettre du secrétaire de l’intérieur F. K. Lane lui suggérant l’utilisation de chiens comme compagnons des pensionnaires de l’hôpital psychiatrique.

Ensuite, pendant la deuxième Guerre mondiale, à Pawling (Etat de New York), le centre de la Croix-Rouge accueillait des pilotes blessés de l’Air Force. La présence d’animaux au sein du centre favorisait leur convalescence et l’acceptation de leur handicap récent.

Mais le père fondateur de la zoothérapie reste certainement Boris Levinson, psychologue pour enfants et professeur en psychiatrie.

A la fin des années 50, à New York, il reçoit les parents du jeune Johnny, enfant autiste, qui viennent le voir pour un second avis, leur fils devant être placé le jour même en institution. Exceptionnellement, Jingles, le chien de Levinson est présent dans le cabinet. Réveillé par le bruit de la conversation, il se lève et se dirige directement vers l’enfant. Ce dernier, au grand étonnement de ses parents, se met à caresser le chien et à lui porter le plus grand intérêt, demandant même, à la fin de l’entretien, quand il pourrait revoir le chien. Le psychologue décide donc de renouveler les séances, et constate par la suite, une nette amélioration de l’état de santé du jeune garçon. Levinson utilisera donc par la suite, de manière plus systématique l’animal familier, chien ou chat selon le tempérament de ses patients, pendant ses consultations. Ainsi, une nouvelle démarche est née : la psychothérapie infantile assistée par l’animal (Pet-Oriented Child Psychotherapy)

Parallèlement, un couple de psychiatres américains, Samuel et Elisabeth Corson, travaillant dans un centre pour adolescents perturbés, ont repris les travaux de Levinson. Ils ont observé que certains adolescents étaient attirés par un chenil et sortaient de leur mutisme au contact des chiens. Ils ont donc introduit une présence animale dans un pavillon de trente patients, et ont ainsi pu observer que la seule présence du chien avait des répercussions positives sur les relations des patients avec le personnel soignant, et même un effet positif sur les autres patients, simples observateurs. C’est « l’effet catalyseur » que Levinson avait déjà décrit. Forts de cette expérience auprès des adolescents, ils ont étendu leurs travaux auprès des personnes âgées, notamment dans une institution de l’Ohio, accueillant plus de huit cent résidents. Ce nombre excessif de patients ne permettait que très peu de traitement individuel, et pas de renforcement de l’affect. Selon eux, les résidents se trouvaient en état de privation sensorielle et d’isolement. L’introduction d’un chien dans cette maison de retraite a permis de briser l’isolement social, le sentiment de solitude et le repli sur soi de ces personnes âgées.

En France, le vétérinaire Ange Condoret, le premier président de l’AFIRAC (Association Française d’Information et de Recherche dur l’Animal de Compagnie) a étudié l’impact de l’animal familier auprès de l’enfant, découvrant l’effet déclencheur de communication. Il a constaté l’influence du chien Polo sur le développement d’enfants ayant des retards de langage ou souffrant d’autisme. L’une des patientes, autiste, fut longtemps indifférente à la présence animale jusqu’au jour où une tourterelle lâchée dans la classe lui fit pour la première fois rechercher les moyens de communiquer avec l’extérieur : fixation du regard, gestes et sourires ébauchés, sons nouveaux émis. Ensuite, le chien devint source d’intérêt aussi pour cette enfant.

Un désir

Apporter mon aide et faire du bien à autrui…

Une volonté

Le faire professionnellement dans les meilleures conditions

Un projet

Etre intervenant professionnel en médiation par l’animal auprès des personnes âgées et des personnes atteintes d’handicap social ou physique

Qui suis-je et pourquoi ce projet ?

Depuis aussi loin que je me souvienne, les animaux m’ont profondément attiré. Durant mon enfance, certains étaient mes meilleurs amis, et sans même avoir conscience de l’existence de la zoothérapie, leur regard, leur chaleur, leur câlins, me faisaient du bien et soignaient mes « petits bleus » de l’époque.

La plupart des gens ont en tête le souvenir d’un animal, qui était un vrai ami qui les rassurait et les soulageait dans les moments de détresses ou de profondes douleurs.

En grandissant, je me suis passionnée pour les chiens, j’ai donc appris le métier d’éducateur canin, puis de toiletteuse que j’ai exercé quelques années. Les aléas de la vie m’ont éloigné quelques années de ma passion première.

En 2007, après le décès d’une personne chère à mon cœur, j’ai ressenti le profond besoin de venir en aide aux autres. J’ai quitté mon travail de comptable et suis entrée à l’ADMR de mon village pour m’occuper des personnes âgées, parallèlement, je me suis engagée comme sapeur pompier volontaire au centre de secours de Villecomtal. Plus les mois passés, et plus je m’accomplissais dans mes engagements. Je voyais également le bienfait des animaux sur la détresse des gens. Je me mis à lire quelque peu sur ce sujet et découvrais que ces soutiens que j’avais tant de fois observés étaient reconnus, étudiés et mis en évidence avec la zoothérapie.

Je n’avais plus qu’un pas à faire pour allier ma passion des animaux et mon désir de faire du bien à autrui. L’Institut Français de la Zoothérapie par ses compétences et ses formations allait me permettre de monter et réaliser mon projet : devenir intervenant en médiation par l’animale.